Peut-on contourner les caméras de surveillance ?

Peut-on contourner les caméras de surveillance ?

Avec 250 millions de caméras de surveillance dans le monde, difficile de passer inaperçu ! Certains redoublent d’ingéniosité pour passer incognito !

La vidéosurveillance (ou, depuis 2007, vidéoprotection concernant l’État) est un système de caméras et de transmission d’images, disposé dans un espace public ou privé pour le surveiller à distance ; il s’agit donc d’un type de télésurveillance. Les images obtenues avec ce système, peuvent être traitées automatiquement et/ou visionnées puis archivées ou détruites. La surveillance a pour but de contrôler les conditions de respect de la sécurité, de la sûreté ou de l’exécution d’une procédure particulière.

Le principe de filmer et de contrôler un phénomène à distance a été utilisé pendant la Seconde Guerre mondiale par les Allemands pour des raisons de sûreté : pour observer le lancement de leurs missiles. Mais on ne parle de télésurveillance stricto sensu qu’à partir du moment où le système est industrialisé et permet à un opérateur (surveillant) de contrôler simultanément plusieurs lieux sur une batterie d’écrans, ceci à des fins civiles.

Durant les années 1980, le Royaume-Uni a été le premier pays au monde à généraliser ce système (suite aux attentats de l’IRA). Il reste actuellement le pays d’Europe le plus « télé-surveillé », Londres étant réputée comme la ville où la vidéosurveillance (tant publique que privée) est la plus importante. Des politiques de vidéosurveillance ont été mises en place dans plusieurs villes européennes durant les années 1990.

Selon ses partisans, la vidéosurveillance permet de prévenir le terrorisme et plus généralement la criminalité (hold ups, cambriolages, agressions sur voirie, etc.) et d’opérer un contrôle social (mouvements de foule, etc.)

À l’opposé, ses détracteurs lui reprochent fondamentalement son atteinte à la vie privée mais aussi son coût et son inefficacité. Ainsi plusieurs rapports, notamment aux États-Unis et au Royaume-Uni, esquissent-ils un bilan critique. Un représentant de Scotland Yard à la Security Document World Conference d’avril 2008 parle ainsi de « utter fiasco » (« échec complet »), parce que les officiers de police ne sont pas assez formés, souvent ils ne veulent pas chercher les images vidéo « parce que c’est beaucoup de travail ».

Une production Tracks pour Arte

 

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